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n° 72 à 86

II. La nature de la doctrine sociale

Dans cette page

a) Une connaissance éclairée par la foi

72 La doctrine sociale n'a pas été pensée depuis le commencement comme un système organique, mais elle s'est formée au cours du temps, à travers les nombreuses interventions du Magistère sur les thèmes sociaux. Cette genèse rend compréhensible le fait qu'il ait pu y avoir certaines oscillations quant à la nature, la méthode et la structure épistémologique de la doctrine sociale de l'Église. Précédée par une évocation significative dans l'encyclique « Laborem exercens »,100 une clarification décisive en ce sens est contenue dans l'encyclique « Sollicitudo rei socialis » : la doctrine sociale de l'Église « n'entre pas dans le domaine de l'idéologie mais dans celui de la théologie et particulièrement de la théologie morale ».101 On ne peut la définir en fonction des paramètres socio-économiques. Ce n'est pas un système idéologique ou pragmatique visant à définir et à composer les rapports économiques, politiques et sociaux, mais une catégorie en soi : elle est « la formulation précise des résultats d'une réflexion attentive sur les réalités complexes de l'existence de l'homme dans la société et dans le contexte international, à la lumière de la foi et de la tradition ecclésiale. Son but principal est d'interpréter ces réalités, en examinant leur conformité ou leurs divergences avec les orientations de l'enseignement de l'Évangile sur l'homme et sur sa vocation à la fois terrestre et transcendante ; elle a donc pour but d'orienter le comportement chrétien ».102

73 La doctrine sociale est, par conséquent, de nature théologique, et spécifiquement théologico-morale, « s'agissant d'une doctrine destinée à guider la conduite de la personne » : 103 « Elle se situe à la rencontre de la vie et de la conscience chrétienne avec les situations du monde, et elle se manifeste dans les efforts accomplis par les individus, les familles, les agents culturels et sociaux, les politiciens et les hommes d'État pour lui donner sa forme et son application dans l'histoire ».104 La doctrine sociale reflète, de fait, les trois niveaux de l'enseignement théologico-moral : le niveau fondateur des motivations, le niveau directif des normes de la vie sociale et le niveau délibératif des consciences, appelées à actualiser les normes objectives et générales dans les situations sociales concrètes et particulières. Ces trois niveaux définissent implicitement aussi la méthode propre et la structure épistémologique spécifique de la doctrine sociale de l'Église.

74 Le fondement essentiel de la doctrine sociale réside dans la Révélation biblique et dans la tradition de l'Église. C'est à cette source, qui vient d'en haut, qu'elle puise l'inspiration et la lumière pour comprendre, juger et orienter l'expérience humaine et l'histoire. Avant et au-dessus de tout se trouve le projet de Dieu sur la création et, en particulier, sur la vie et sur le destin de l'homme appelé à la communion trinitaire.

La foi, qui accueille la parole divine et la met en pratique, agit en une interaction efficace avec la raison. L'intelligence de la foi, en particulier de la foi orientée vers la pratique, est structurée par la raison et se prévaut de toutes les contributions qu'offre celle-ci. La doctrine sociale aussi, en tant que savoir appliqué à la contingence et à l'historicité de la pratique, conjugue « fides et ratio » 105 et est l'expression éloquente de leur rapport fécond.

75 La foi et la raison constituent les deux voies cognitives de la doctrine sociale puisque celle-ci puise à deux sources : la Révélation et la nature humaine. La connaissance de la foi comprend et dirige le vécu de l'homme à la lumière du mystère historique et salvifique, de la révélation et du don de Dieu dans le Christ pour nous les hommes. Cette intelligence de la foi inclut la raison, à travers laquelle, autant que possible, elle explique et comprend la vérité révélée et l'intègre avec la vérité de la nature humaine, puisée au projet divin exprimé par la création,106 c'est-à-dire la vérité intégrale de la personne en tant qu'être spirituel et corporel, en relation avec Dieu, avec les autres êtres humains et avec les autres créatures.107

De ce fait, l'accent central mis sur le mystère du Christ n'affaiblit ni n'exclut le rôle de la raison ; il ne prive donc pas la doctrine sociale de sa plausibilité rationnelle ni, par conséquent, de sa destination universelle. Étant donné que le mystère du Christ illumine le mystère de l'homme, la raison donne sa plénitude de sens à la compréhension de la dignité humaine et des exigences morales qui la protègent. La doctrine sociale est une connaissance éclairée par la foi, qui — précisément en tant que telle — exprime une plus grande capacité de connaissance. À tous, elle rend compte des vérités qu'elle affirme et des devoirs qu'elle comporte : elle peut être accueillie et partagée par tous.

b) En dialogue cordial avec chaque savoir

76 La doctrine sociale de l'Église bénéficie de tous les apports de la connaissance, de quelque savoir qu'ils proviennent, et possède une importante dimension interdisciplinaire : « Pour mieux incarner l'unique vérité concernant l'homme dans des contextes sociaux, économiques et politiques différents et en continuel changement, cette doctrine entre en dialogue avec les diverses disciplines qui s'occupent de l'homme, elle en assimile les apports ».108 La doctrine sociale se prévaut tant des apports de sens de la philosophie que des apports descriptifs des sciences humaines.

77 Ce qui est essentiel avant tout, c'est l'apport de la philosophie, déjà apparu dans le renvoi à la nature humaine comme source et à la raison comme voie de connaissance de la foi elle-même. Par le biais de la raison, la doctrine sociale intègre la philosophie dans sa logique interne, à savoir dans l'argumentation qui lui est propre.

Affirmer que la doctrine sociale doit être rapportée à la théologie plutôt qu'à la philosophie ne signifie pas méconnaître ou sous-évaluer le rôle et l'apport philosophiques. De fait, la philosophie est un instrument adéquat et indispensable pour une compréhension correcte des concepts de base de la doctrine sociale — comme la personne, la société, la liberté, la conscience, l'éthique, le droit, la justice, le bien commun, la solidarité, la subsidiarité, l'État —, compréhension qui inspire une vie sociale harmonieuse. C'est encore la philosophie qui fait ressortir la plausibilité rationnelle de la lumière projetée par l'Évangile sur la société et qui sollicite l'ouverture et le consentement à la vérité de toute intelligence et conscience.

78 Un apport significatif à la doctrine sociale de l'Église provient aussi des sciences humaines et sociales : 109 aucun savoir n'est exclu, en raison de la part de vérité dont il est porteur. L'Église reconnaît et accueille tout ce qui contribue à la compréhension de l'homme dans le réseau toujours plus étendu, variable et complexe, des relations sociales. Elle est consciente qu'on ne parvient pas à une profonde connaissance de l'homme uniquement par la théologie, sans les apports de nombreux savoirs auxquels la théologie elle-même se réfère.

L'ouverture attentive et constante aux sciences fait acquérir à la doctrine sociale ses compétences, son caractère concret et son actualité. Grâce à cela, l'Église peut comprendre d'une manière plus précise l'homme dans la société, parler aux hommes de son temps d'une manière plus convaincante et accomplir plus efficacement son devoir d'incarner, dans la con- science et dans la sensibilité sociale de notre époque, la Parole de Dieu et la foi, d'où la doctrine sociale prend son « point de départ ».110

Ce dialogue interdisciplinaire incite aussi les sciences à saisir les perspectives de signification, de valeur et d'engagement que renferme la doctrine sociale et « à s'orienter, dans une perspective plus vaste, vers le service de la personne, connue et aimée dans la plénitude de sa vocation ».111

c) Expression du ministère d'enseignement de l'Église

79 La doctrine sociale est de l'Église parce que l'Église est le sujet qui l'élabore, la diffuse et l'enseigne. Elle n'est pas la prérogative d'une composante du corps ecclésial, mais de la communauté tout entière : elle est l'expression de la façon dont l'Église comprend la société et se situe à l'égard de ses structures et de ses mutations. Toute la communauté ecclésiale — prêtres, religieux et laïcs — concourt à constituer la doctrine sociale, selon la diversité des devoirs, des charismes et des ministères en son sein.

Les contributions multiples et multiformes — expressions elles aussi du « sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier » 112 — sont assumées, interprétées et unifiées par le Magistère, qui promulgue l'enseignement social comme doctrine de l'Église. Le Magistère échoit, dans l'Église, à ceux qui sont investis du « munus docendi », c'est-à-dire du ministère d'enseigner dans le domaine de la foi et de la morale avec l'autorité reçue du Christ. La doctrine sociale n'est pas seulement le fruit de la pensée et de l'œuvre de personnes qualifiées, mais la pensée de l'Église, en tant qu'œuvre du Magistère, qui enseigne avec l'autorité que le Christ a conférée aux Apôtres et à leurs successeurs : le Pape et les évêques en communion avec lui.113

80 Dans la doctrine sociale de l'Église le Magistère est en acte, en toutes ses composantes et expressions. Le Magistère universel du Pape et du Concile est primordial : c'est ce Magistère qui détermine l'orientation et qui marque le développement de la doctrine sociale. À son tour, il est intégré par le Magistère épiscopal, qui spécifie, traduit et actualise son enseignement, dans le concret et la spécificité des multiples et diverses situations locales.114 L'enseignement social des évêques offre des apports valables et des stimulants au Magistère du Pontife romain. Se réalise ainsi une circularité qui exprime, de fait, la collégialité des pasteurs unis au Pape dans l'enseignement social de l'Église. L'ensemble doctrinal qui en résulte comprend et intègre l'enseignement universel des Papes et l'enseignement particulier des évêques.

En tant que partie intégrante de l'enseignement moral de l'Église, la doctrine sociale revêt la même dignité et possède la même autorité que cet enseignement. Elle est un Magistère authentique, qui exige l'acceptation et l'adhésion des fidèles.115 Le poids doctrinal des différents enseignements et l'assentiment qu'ils requièrent doivent être évalués en fonction de leur nature, de leur degré d'indépendance par rapport à des éléments contingents et variables et de la fréquence avec laquelle ils sont rappelés.116

d) Pour une société réconciliée dans la justice et dans l'amour

81 L'objet de la doctrine sociale est essentiellement le même que celui qui en constitue la raison d'être : l'homme, appelé au salut et, en tant que tel, confié par le Christ aux soins et à la responsabilité de l'Église.117 Par sa doctrine sociale, l'Église se soucie de la vie humaine en société, consciente que c'est de la qualité du vécu social, c'est-à-dire des relations de justice et d'amour qui le façonnent, que dépendent de manière décisive la tutelle et la promotion des personnes, pour lesquelles toute communauté est constituée. En effet, dans la société, sont en jeu la dignité et les droits des personnes, ainsi que la paix dans les relations entre les personnes et entre les communautés de personnes. Ce sont des biens que la communauté sociale doit poursuivre et garantir.

Dans cette perspective, la doctrine sociale assume une fonction d'annonce et de dénonciation.

Avant tout, l'annonce de ce que l'Église possède en propre : « une vision globale de l'homme et de l'humanité »,118 à un niveau non seulement théorique mais pratique. La doctrine sociale, en effet, n'offre pas seulement des significations, des valeurs et des critères de jugement, mais aussi les normes et les directives d'action qui en découlent.119 Par cette doctrine, l'Église ne poursuit pas des objectifs de structuration ni d'organisation de la société, mais de sollicitation, d'orientation et de formation des consciences.

La doctrine sociale comporte également un devoir de dénonciation, en présence du péché : c'est le péché d'injustice et de violence qui, de diverses façons, traverse la société et prend corps en elle.120 Cette dénonciation se fait jugement et défense des droits bafoués et violés, en particulier des droits des pauvres, des petits, des faibles ; 121 elle s'intensifie d'autant plus que les injustices et les violences s'étendent, en touchant des catégories entières de personnes et de vastes zones géographiques du monde, entraînant ainsi des questions sociales comme les abus et les déséquilibres qui affligent les sociétés. Une grande partie de l'enseignement social de l'Église est sollicitée et déterminée par les grandes questions sociales dont elle veut être une réponse de justice sociale.

82 Le but de la doctrine sociale est d'ordre religieux et moral.122 Religieux parce que la mission évangélisatrice et salvifique de l'Église embrasse l'homme « dans la pleine vérité de son existence, de son être personnel et en même temps de son être communautaire et social ».123 Moral parce que l'Église vise un « humanisme plénier »,124 c'est-à-dire la « libération de tout ce qui opprime l'homme » 125 et le « développement intégral de tout l'homme et de tous les hommes ».126 La doctrine sociale trace les voies à parcourir vers une société réconciliée et harmonisée dans la justice et dans l'amour, qui anticipe dans l'histoire, d'une manière inchoative et préfigurative, des « cieux nouveaux et une terre nouvelle... où la justice habitera » (2 P 3, 13).

e) Un message pour les enfants de l'Église et pour l'humanité

83 La première destinataire de la doctrine sociale est la communauté ecclésiale avec tous ses membres, car tous ont des responsabilités sociales à assumer. La conscience est interpellée par l'enseignement social afin de reconnaître et d'accomplir les devoirs de justice et de charité dans la vie sociale. Cet enseignement est lumière de vérité morale, qui inspire des réponses appropriées selon la vocation et le ministère de chaque chrétien. Dans les tâches d'évangélisation, c'est-à-dire d'enseignement, de catéchèse et de formation, que suscite la doctrine sociale de l'Église, celle-ci est destinée à tout chrétien, selon les compétences, les charismes, les charges et la mission d'annonce propres à chacun.127

La doctrine sociale implique également des responsabilités relatives à la construction, à l'organisation et au fonctionnement de la société : obligations politiques, économiques, administratives, c'est-à-dire de nature séculière, qui appartiennent aux fidèles laïcs, et non pas aux prêtres ni aux religieux.128 Ces responsabilités reviennent aux laïcs d'une façon spécifique, en raison de la condition séculière de leur état de vie et du caractère séculier de leur vocation : 129 à travers ces responsabilités, les laïcs mettent en pratique l'enseignement social et accomplissent la mission séculière de l'Église.130

84 Outre sa destination primaire et spécifique aux enfants de l'Église, la doctrine sociale a aussi une destination universelle. La lumière de l'Évangile, que la doctrine sociale reflète sur la société, éclaire tous les hommes et chaque conscience, chaque intelligence, est en mesure de saisir la profondeur humaine des significations et des valeurs qu'elle exprime, ainsi que le poids d'humanité et d'humanisation de ses normes d'action. Ainsi tous, au nom de l'homme, de sa dignité une et unique, de sa protection et de sa promotion dans la société, tous, au nom de l'unique Dieu, Créateur et fin dernière de l'homme, sont les destinataires de la doctrine sociale de l'Église.131 La doctrine sociale est un enseignement expressément adressé à tous les hommes de bonne volonté 132 et, de fait, cet enseignement est écouté par les membres d'autres Églises et Communautés ecclésiales, par les fidèles d'autres traditions religieuses et par des personnes qui n'appartiennent à aucun groupe religieux.

f) Sous le signe de la continuité et du renouvellement

85 Orientée par la lumière éternelle de l'Évangile et constamment attentive à l'évolution de la société, la doctrine sociale est caractérisée par la continuité et par le renouvellement.133

Elle manifeste avant tout la continuité d'un enseignement qui se réclame des valeurs universelles dérivant de la Révélation et de la nature humaine. Voilà pourquoi la doctrine sociale ne dépend pas des diverses cultures, des différentes idéologies, des diverses opinions : elle est un enseignement constant, qui demeure « identique dans son inspiration de base, dans ses “principes de réflexion”, dans ses “critères de jugement”, dans ses “directives d'action” fondamentales et surtout dans son lien essentiel avec l'Évangile du Seigneur ».134 Dans son noyau porteur et permanent, la doctrine sociale de l'Église traverse l'histoire sans en subir les conditionnements, ni courir le risque de la dissolution.

Par ailleurs, en se tournant constamment vers l'histoire pour se laisser interpeller par les événements qui s'y produisent, la doctrine sociale de l'Église manifeste une capacité de renouvellement continuel. La fermeté dans les principes ne fait pas d'elle un système rigide d'enseignement, mais un Magistère capable de s'ouvrir aux choses nouvelles, sans se dénaturer en elles : 135 un enseignement « sujet aux adaptations nécessaires et opportunes entraînées par les changements des conditions historiques et par la succession ininterrompue des événements qui font la trame de la vie des hommes et de la société ».136

86 La doctrine sociale se présente comme un « chantier » toujours ouvert, où la vérité éternelle pénètre et imprègne la nouveauté contingente, en traçant des voies de justice et de paix. La foi ne prétend pas emprisonner dans un schéma fermé la réalité socio-politique changeante.137 C'est plutôt l'inverse : la foi est un ferment de nouveauté et de créativité. L'enseignement qui prend continuellement en elle son point de départ « se développe par une réflexion menée au contact des situations changeantes de ce monde, sous l'impulsion de l'Évangile comme source de renouveau ».138

Mère et Éducatrice, l'Église ne se ferme pas ni se retire en elle-même, mais elle est toujours exposée, tendue et tournée vers l'homme, dont la destinée de salut est sa raison d'être. Elle est, au milieu des hommes, l'image vivante du Bon Pasteur, qui va chercher et trouver l'homme là où il est, dans la condition existentielle et historique de son vécu. Là, l'Église se fait pour lui rencontre avec l'Évangile, message de libération et de réconciliation, de justice et de paix.


  1. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 3 : AAS 73 (1981) 583-584. ↩

  2. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 41 : AAS 80 (1988) 571. ↩

  3. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 41 : AAS 80 (1988) 571. ↩

  4. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 41 : AAS 80 (1988) 572. ↩

  5. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 59 : AAS 83 (1991) 864-865. ↩

  6. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Fides et ratio : AAS 91 (1999) 5-88. ↩

  7. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Décl. Dignitatis humanae, 14 : AAS 58 (1966) 940 ↩

  8. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Veritatis splendor, 13, 50, 79 : AAS 85 (1993) 1143- 1144, 1173-1174, 1197. ↩

  9. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 59 : AAS 83 (1991) 864. ↩

  10. À cet égard, l'institution de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales est significative. Dans le Motu proprio de son érection, on peut lire : « Les recherches en sciences sociales peuvent contribuer efficacement à affermir les rapports entre les hommes, comme le montrent les progrès dans divers domaines de la société au cours du siècle qui touche désormais à son terme. Pour cette raison, l'Église, qui se soucie toujours du bien de l'homme, se tourne avec empressement à l'heure actuelle vers ce domaine de la recherche, pour découvrir des indices précis appropriés à l'accomplissement de son Magistère » : Jean-Paul II, Motu proprio Socialium Scientiarum (1er janvier 1994) : AAS 86 (1994) 209. ↩

  11. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 54 : AAS 83 (1991) 860. ↩

  12. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 59 : AAS 83 (1991) 864. ↩

  13. Concile Œcuménique Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, 12 : AAS 57 (1965) 16. ↩

  14. Cf. Catéchisme de l'Église Catholique, 2034. ↩

  15. Cf. Paul VI, Lettre apost. Octogesima adveniens, 3-5 : AAS 63 (1971) 402-405. ↩

  16. Cf. Catéchisme de l'Église Catholique, 2037. ↩

  17. Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instr. Donum veritatis, 16-17, 23 : AAS 82 (1990) 1557-1558, 1559-1560. ↩

  18. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 53 : AAS 83 (1991) 859. ↩

  19. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, 13 : AAS 59 (1967) 264. ↩

  20. Cf. Paul VI, Lettre apost. Octogesima adveniens, 4 : AAS 63 (1971) 403-404 ; Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 41 : AAS 80 (1988) 570-572 ; Catéchisme de l'Église Catholique, 2423 ; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instr. Libertatis conscientia, 72 : AAS 79 (1987) 586. ↩

  21. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 25 : AAS 58 (1966) 1045-1046. ↩

  22. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 76 : AAS 58 (1966) 1099-1100 ; Pie XII, Radio-message pour le 50ème anniversaire de l'encyclique « Rerum novarum » : AAS 33 (1941) 196-197. ↩

  23. Cf. Pie XI, Encycl. Quadragesimo anno : AAS 23 (1931) 190 ; Pie XII, Radio- message pour le 50ème anniversaire de l'encyclique « Rerum novarum » : AAS 33 (1941) 196-197 ; Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 42 : AAS 58 (1966) 1079 ; Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 41 : AAS 80 (1988) 570-572 ; Id., Encycl. Centesimus annus, 53 : AAS 83 (1991) 859 ; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instr. Libertatis conscientia, 72 : AAS 79 (1987) 585-586. ↩

  24. Jean-Paul II, Encycl. Redemptor hominis, 14 : AAS 71 (1979) 284 ; cf. Id., Discours à la Troisième Conférence Générale de l'Épiscopat latino-américain, Puebla (28 janvier 1979), III/2 : AAS 71 (1979) 199. ↩

  25. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, 42 : AAS 59 (1967) 278. ↩

  26. Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, 9 : AAS 68 (1976) 10. ↩

  27. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, 42 : AAS 59 (1967) 278. ↩

  28. Cf. Catéchisme de l'Église Catholique, 2039. ↩

  29. Cf. Catéchisme de l'Église Catholique, 2442. ↩

  30. Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. Christifideles laici, 15 : AAS 81 (1989) 413 ; Concile Œcuménique Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, 31 : AAS 57 (1965) 37. ↩

  31. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 43 : AAS 58 (1966) 1061-1064 ; Paul VI, Encycl. Populorum progressio, 81 : AAS 59 (1967) 296-297. ↩

  32. Cf. Jean XXIII, Encycl. Mater et magistra : AAS 53 (1961) 453. ↩

  33. À commencer par l'encyclique « Pacem in terris » de Jean XXII, cette destination universelle est indiquée dans l'adresse initiale de tout document social. ↩

  34. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 3 : AAS 80 (1988) 515 ; Pie XII, Allocution aux membres du Congrès de l'Action Catholique Italienne (29 avril 1945) : La Documentation Catholique, nº 942 (1945) 488 ; Jean-Paul II, Discours au Symposium international « De Rerum novarum à Laborem exercens : vers l'an 2000 » (3 avril 1982) : L'Osservatore Romano, éd. française, 20 avril 1982, p. 4. ↩

  35. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 3 : AAS 80 (1988) 515. ↩

  36. Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instr. Libertatis conscientia, 72 : AAS 79 (1987) 585-586. ↩

  37. Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 3 : AAS 80 (1988) 515. ↩

  38. Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, 46 : AAS 83 (1991) 850-851. ↩

  39. Paul VI, Lettre apost. Octogesima adveniens, 42 : AAS 63 (1971) 431. ↩